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Nos origines : rien qu'un détail?

Venez parler de tout (en évitant de trop flooder ;-))

Nos origines : rien qu'un détail?

Unread post Post #1 by Hayastan » 22 May 2009, 13:45

A lire et à méditer : mon meilleur pote a adoré (et le thème et la tournure des phrases), ma mère a rien compris, mon prof d'histoire a été impressionné, ma prof de philo a contesté aussitôt...

"D'où vient-on?" est une question relativement fréquente lorsque l'on commence à philosopher, mais des plus inutiles. Pour ma part, je préfère dire les choses franchement : mes origines, ainsi que celles de l'humanité entière, je m'en fiche complètement! Je ne vois franchement pas l'intérêt de connaître les réponses, et encore moins celui de poser la question. Après tout, nos origines sont une partie de nous, comme notre taille, notre prénom ou la couleur de nos yeux : ce ne sont que des détails. Et ces détails ne sont pas d'un grand intérêt dans le dialogue intérieur, le véritable dialogue, de notre Moi Profond envers Autrui. Seul le Moi Superficiel se contente de détails ; l'esprit avisé qui cherchera à approfondir sa connaissance de soi-même et de l'autre dénigrera ces détails car ils ne lui apprendront pas grand-chose sur ce qu'est autrui. La plupart des personnes se contentent de relations basées sur des connaissance concrètes de la personne qu'ils ont en face; certaines (bien plus rares, hélas!) se borneront davantage à la connaître spirituellement, dans son essence même, et dans son intégrité la plus totale.
Sur la question de nos origines, que cela peut-il nous apporter en réalité? En ce qui me concerne, lorsqu'une personne me dit être de telle ou telle origine, je me renseigne sur l'endroit d'où elle vient, sa culture, ses moeurs, et cela me permet d'approfondir ma culture générale, mais je m'en tiens là. Fors un peu plus de connaissances cela ne me sert à rien de le savoir. Je ne pose généralement pas la question, puisque je serais moi-même incapable d'y répondre si l'on me demandait : ce n'est pas que je sache ou non de quels endroits je viens, mais plutôt que je ne cherche même pas à savoir. Mes origines ne se situent qu'à l'endroit où je suis née; pour le reste, ça n'a pas d'importance, puisque cela ne vous aidera pas davantage à me connaître. A vrai dire, je n'aime pas vraiment poser ce genre de questions, et j'attends pal mal de temps, de bien parler avec la personne avant de lui demander ce genre de choses, ou bien si elle me le demande en premier ; car demander à quelqu'un de vous dire l'un de ces détails (et plus particulièrement sur ses origines) implique un jugement. Les gens aiment bien ce genre de détails, mais ils ont horreur d'être jugés ; voilà une contradiction absurde, mais bien réelle. Et le jugement d'Autrui est des plus inconcevables ; puisque l'on vit pour trois choses : acquérir un maximum de connaissances et d'expérience, écrire notre page personnelle de l'Histoire, mourir ; mais certainement pas juger, non seulement soi-même mais aussi autrui. Lorsque l'on demande à quelqu'un quelles sont ses origines, cette personne se sent aussitôt jugée, et se laisse décontenancer : est-ce que la personne que j'ai en face va-t-elle m'apprécier autant si je lui dis la vérité, ou bien ne me dépréciera-t-elle que davantage? Est-ce que le simple fait de lui dire d'où je viens risquera de changer à jamais la relation que j'ai avec cette personne?
Effectivement, ça change tout. Lorsqu'on en sait plus sur une personne, on la voit d'un oeil différent et nos sentiments évoluent subséquemment. Et des fois on est déçu par ce qu'elle nous révèle, cela ne convient pas à nos attentes, d'où la dépréciation. En ce qui concerne nos origines, lorsqu'il s'avère qu'on en vient à les reconnaître, il faut déjà qu'on les eût assumées. Et pour les assumer, il faut les reconnaître et les accepter, quitte à en éprouver de la fierté. Celui qui ne les assume pas peut se classer dans deux catégories : celui qui (à mon instar) n'y prête aucune attention et donc n'éprouve point le besoin de les reconnaître puisqu'il reconnaît être de la matière et de l'esprit, tel qu'est l'Homme au départ, en faisant abstraction de tous ces détails qui surviennent après. Le deuxième (et c'est là le plus pitoyable) en éprouve de la gêne, voire de la honte. Il a honte de ses origines parce que l'endroit d'où il vient serait "mal vu" par les autres. Mais pourquoi certaines origines pourraient être bien ou mal vues de la foule? Pourquoi certaines et pas toutes? Parce que la foule fait un choix, une classification, parce que c'est nécessaire : l'être humain se compare perpétuellement aux autres, an affirmant sa supériorité et en soulignant l'infériorité des autres. C'est ainsi que, lorsque l'on demande à quelqu'un quelles sont ses origines, on le classe dans l'une des catégories d'ores et déjà établies par la foule. Et puisque chaque catégorie est supérieure ou inférieure aux autres, il le classe par rapport à lui-même. De ce genre de théories sont parties des idéologies telles que le racisme, la xénophobie (toujours, hélas, présentes y compris dans nos sociétés actuelles qui se prétendent ouvertes d'esprit, y compris dans l'Antiquité que l'on assimile aux philosophes et aux philanthropes), mais d'encore pires comme le nazisme et l'hitlérisme. Je n'ai, je pense, pas besoin de vous raconter jusqu'où ont été poussées ces idéologies, jusqu'où elles sont allées et comment le problème a été réglé, ç'a été la fin, oui, la fin d'un épouvantable calvaire dans lesquels des milliers de gens se sont retrouvés enlisés, embourbés et empêtrés, tout ça parce que l'un d'entre eux a fait la connerie de demander à quelqu'un quelles étaient ses origines.
C'est un problème, et un vaste problème que la question des origines : il se retrouve non seulement dans des affaires de jugement et de xénophobie, mais aussi dans un cas qui n'est pas souvent évoqué lorsque l'on aborde ce genre de problèmes. A quoi bon se soucier des origines de l'autre lorsqu'on entretient avec lui une relation de dimension spirituelle, de conscience à conscience ; ce genre de relations où les mots sont inutiles, où les pensées sont immédiatement saisies par la conscience que l'on a en face de nous, et ce genre de relations nous permet l'introspection véritable en Autrui, elles nous font découvrir ce que l'autre est vraiment et non pas ce qu'il paraît. Car c'est cet Etre (et non ce Paraître!) qui importe réellement. Une véritable relation de conscience à conscience ne peut que se fonder sur cette connaissance de l'Etre, une connaissance que nous élaborons seuls en présence d'Autrui, par nous-mêmes et non pas avec pléthore de détails qu'il nous donnerait. Connaître quelqu'un uniquement en se basant sur ce qu'il nous raconte à son sujet, ce n'est pas le connaître. Ce n'est qu'avec ce que nous en percevons sensiblement (et non pas de par un jugement!) que nous le connaissons concrètement. Et ce n'est certainement pas en lui demandant ses origines que nous y parviendrons davantage... Au contraire, l'autre se croira jugé et se repliera davantage, car il recherche tout sauf le jugement qui le classerait aussitôt dans telle ou telle catégorie. Tous les hommes doivent être considérés de la même façon : citoyens du monde, étant composés de matière et d'esprit ; le reste, ce ne sont que des détails qui nous permettent de nous différencier, rien d'autre.
C'est pourquoi, sur la question des origines, il est préférable de la laisser de côté, voire de l'oublier totalement. Elle ne nous causera que des ennuis dans nos relations à Autrui et ne nous aidera jamais à percevoir ce que l'Autre est vraiment. Dans une société où la mondialisation empiète encore davantage chaque jour, je pense qu'il est fort important de briser la barrière des différentes origines, de ne s'en servir que dans le but d'accroître nos connaissances sur le monde, et de tous communiquer sans aucune distinction, seulement en considérant que l'on a affaire à une conscience telle qu'est la nôtre et à découvrir qui elle cache vraiment sans se heurter à d'infimes détails qui ne feraient que nous rappeler notre condition, celle d'êtres endoctrinés et déjà entraînés dans les rouages d'une société conformiste et régie par castes et échelles de grandeur. Il est donc nécessaire de s'extirper de cette condition qu'est présentement la nôtre nonobstant la pression qu'aura la foule sur nous et d'exister au-delà de tous ces détails, d'exister dans notre entière entité spirituelle, de se détacher du concret...
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Re: Nos origines : rien qu'un détail?

Unread post Post #2 by Elwë-nii » 24 May 2009, 12:23

Houla! C'est tellement... manichéen ce que tu dis là! Sans aller jusqu'à balayer tout d'un revers de la main avec un "c'est de la merde" comme beaucoup feraient je vais t'exprimer mon point de vue sur la question, qui est assez différent quand même. Parceque la question que tu soulève, c'est "les origines sont elles un frein à la communication des personnes?" et en gros ton point de vue serai d'oublier toutes les différences culturelles religieuses ethniques etc et se concentrer sur l'âme car c'est la que se situe l'essence de la personne.
Dans mon argumentation je vais soulever deux points: les détails que tu trouvent superficiels, et ensuite certains aspects de la diversité culturelle qui fort heureusement est très loin de disparaitre sur notre planête.

Commençons par annoncer la couleur. Je suis Français. A remonter dans mon arbre généalogique on trouve des gens de Bourgogne, de la région parisienne, d'Alsace, et j'avais une arrière-grand mère Anglaise. C'est pas un exemple même de diversité, a part peut être cette part de rosbeef qui coule dans mes veines. Toi, ton point de vue c'est que les origines ne sont que des détails. Et bien... C'est peut être un détail, mais d'un point de vue personnel, le seul fait d'avoir des origines qui viennent pas toutes d'un point du monde, va nourrir ma curiosité. Quand j'ai appris, petit ce huitième anglais, ça m'a intrigué et je me suis rencardé un peu sur l'Angleterre tout ça. Je reviendrai plus longuement sur la question par la suite. Je vais m'attarder sur les détails. La couleur des yeux de quelqu'un c'est un détail. Bien sûr. Est ce qu'il ne faut pas la regarder pour autant? En réalité le monde est détails. je regarde ma chambre (en bordel, comme d'hab) : foison de détails. Deux mediators ibanez se font face. Ce sont les mêmes mais il y en a un qui est coté pile et l'autre coté face. Je vois deux "Echos Touristiques" pas encore déballé. Je pense qu'il faudra que je les lise aujourd'hui. Ensute je vois mes posters sur la chambre. Kill Bill, Death Note, Jimmy Page, plusieurs peintures de Royo... Des détails! superficiels. Mais sont ils importants? Ha mais oui! Pourquoi? Et bien personne n'a la même foule de détails pour l'identifier. Tu a commencé ton argumentation par la question "D'où vient on?" Mais en général il y a une question qui la précède et une qui la suit. "Qui suis-je? D'où viens-je? Où vais-je?"

Qui suis-je? Je suis Loup, 22 ans, habitant à Paris. Certes ça c'est des informations générales, pas des détails superficiels. C'est vrai que je doute qu'il y ai des dizaines de mecs s'appelant Loup, ayant 22 ans et vivant à Paris. Mais est ce que ça suffit à me définir? Ce qui me défini le mieux, ce sont les détails qui me caractérisent. Physiquement, bien sûr. Tout le superficiel de la personne, couleur des yeux, couleur de la peau, forme du visage, coupe de cheveux etc. C'est évident que la pensée seule suffirai à différencier deux personnes: on le voit bien quand les gens essayent de plagier une autre. Que ça soit un devoir copié collé d'internet ou une toile imitée par un faussaire, l'essence de la personne se situe dans son esprit, et suffit à faire la différence entre deux, je suis parfaitement d'accord. Mais c'est tout? Rien de plus? Les détails physiques sont d'une part intimement liés à la personnalité, cette chose de l'esprit: on s'habille, se coiffe, prend soin de son corps (maquillage piercings etc) en accord avec sa personnalité. Ce qui définit chacun ce n'est pas son corps uniquement. Ce n'est pas son esprit uniquement. C'est un tout. L'être humain est tout de même formidable au point d'avoir réussi à se définir de millions de façon différentes. Comment peut on reconnaitre une personne? Comme je l'ai dis plus haut: son travail. Un texte, un objet manufacturé, un film... "Ha c'est bien un John Carpenter ce film, ca se voit!" On peut le reconnaitre sur une photo "J'ai déjà vu sa gueule quelque part!" Par l'ADN "Aux vues des preuves ADN le coupable ne peut être que..." Par des relations particulières entre les personnes "Ho il a laissé le dernier croissant avant de partir au travail, il est chou!" C'est vrai que connaitre les gens ça passe par une foule de choses. Mais je pense pas que les détails en soient exclus.
Pour revenir plus spécifiquement au thême des origines: les détails liés à l'origine sont sur deux plans: physique, et culturel. Et ces détails sont tout aussi propres à l'identité d'une personne que leur simple grandeur d'esprit.

L'origine physique, c'est a dire "qui étaient nos parents, qui étaient les leurs, et d'où venaient tous ces parents, où sont ils nés, dans quelle ethnie etc" ce n'est pas une science exacte, et ça serai raciste de dire "tous les Africains sont noirs, tous les Asiatiques ont les yeux bridés, les Juifs ont les cheveux crépus etc" Et pourquoi ça ne serai pas juste? Parceque les mélanges ethniques ont toujours créé des excpetions, et dans un monde aussi pluriculturel que le notre, affirmer d'une personne rien qu'est la voyant "elle est originaire de..." c'est fortement présomptueux. Pour autant les ethnies ont souvent été marquées par des traits physiques marqués. Regardez un Japonais, un Coréen et un Chinois. Ce n'est pas être raciste que de ne pas reconnaitre la différence pour un Français qui n'a jamais été en Aise, ou qui n'a pas fréquenté plus d'Asiatiques que ça. Mais la différence physique, elle est là malgrés tout. Derrière le "ils ont les yeux bridés, ils sont jaunes, ils se ressemblent tous" du franchouillard au fin fond de sa campagne, on peut facilement repérer des différences morphologiques qui font la différence. Donc en résumé, les milliers, voir même les millions d'ethniques qui ont peuplé le monde depuis environ 300 000 ans (si je me trompe pas) de notre existence, et qui sont en perpetuelle évolution sont bien réelles. Alors bien sûr que ce n'est pas suffisant pour juger une personne. Parcequ'il y a tout l'aspect culturel autour d'une part, et en allant encore plus au fond des choses, sa propre personne. Réduire une personne à son ou à ses ethnies est raciste c'est sûr. Le réduire à la culture attachée à cette ethnie aussi quelque part. Un exemple qu'on voit tous les jours: pour beaucoup de personnes un "arabe" (j'utilise ce terme qui englobe des dizaines d'ethnies nettement distinctes, mais c'est fait exprès pour illustrer le propos) est forcment musulman. Et inversement, un musulman est forcement arabe. Bon non seulement la religion est une part de la culture, importante certes, mais pas son expression totale, mais en plus être réducteur au point de considérer une ethnie (même des dizaines d'ethnies dans ce cas précis) à une culture et attribuer ce poid a UNE personne en particulier, du style "lui c'est un arabe" ça, alors oui c'est completement réducteur et raciste.
Et cette forme de racisme là est encore très présente, c'est évident. Sauf que est ce que la solution c'est de mettre de coté tous facteurs ethniques culturels et religieux?

Une culture c'est extrêmement important pour un peuple. Que ces peuples soient fédérés dans une Nation ou non, pour nombre de personnes, la culture qui leur est propre est une composante de leur personne. Un de ces détails qui font qui ils sont. Et un des détails les plus gros. L'identité passe par un sentiment d'appartenance à un peuple, une culture, des traditions, une musique, des coutumes, une Histoire... et ces composantes sont importantes pour comprendre une personne. Un exemple tout simple et qui va parler à tous ici: les groupes de metal scandinaves. De quoi parlent les textes de Moonsorrow par exemple? De la fierté des vikings etc. Quels instruments peut on entendre dans le folk metal? La cornemuse chez les groupes d'influence celtiques, l'accordéon chez les groupes plus occidentaux, les flutes etc... Le terme même de folk metal veut tout dire: Folk en anglais c'est un peuple, avec toutes les coutumes qui vont autour. Bref nier l'importance de l'identité culturelle dans le monde, ça serai rejeter tous les aspects "folklo" qui font la diversité du monde. Quel serai l'interêt de partir en voyage aujourd'hui si les coutumes n'existaient plus.
Et lorsqu'on rencontre quelqu'un... C'est extrêmement important de savoir ses origines, sa culture, ses coutumes, celles de sa famille. Parceque chaque culture a une façon différente d'éduquer les enfants. En bref, et ce n'est pas du tout un mal, chaque personne aura une sorte de profil de pensée dû à son éducation. Ce que Bourdieu appelait la socialisation: le milieu social et la culture qui nous éduque créer qui nous sommes. Par conséquent notre esprit incorpore cet aspect culturel. Et la différence entre deux personnes de différentes cultures qui se rencontrent c'est toujours l'occasion d'incomprehensions, et de curiosité entre chaque aspect culturel. Un régal quoi! Le partage. Ces détails qui font qu'une personne est une... Là on le partage et on se rend compte que cette variété culturelle est précieuse. Et elle évolue. Car ce genre de rencontre dont je parle, mène a des mariages entre les cultures. Qui se croisent, et qui créent donc des adoucicement dans la force culturelle. Un peu comme le café et le lait se mélangeant pour donner une boisson à part entière, les métisses (et je parle pas uniquement de métisse sur le plan couleur de peau, bien sûr) sont propres. Ne pouvant assimiler entierement 2 cultures totalement diffférentes, ils font des compromis et arborent des caractéristiques culturelles mixtes. Et comme ça, des mélanges se créent.
J'ai connu quelqu'un qui considérait ça comme un mal. Je ne sais pas si c'était par racisme ou xénophobie, mais pour lui mélanger ainsi les cultures ça rendait le monde uniforme. Bref c'était pas bien. J'étais pas du tout d'accord. Les choses évolue. Avec l'histoire du monde, on a vu que des nouveaux peuples naissaient du mariage de plusieurs. Les Américains en sont le parfait exemple. Ils ont bâtit leur civilisation (parceque c'est plus qu'une simple culture) en 3 siècles sur l'immense diversité des peuples d'abord Européens, puis aujourd'hui mondiaux.

Voila, je vais donc conclure en disant que l'être humain se défini de trop de manières pour vouloir écarter l'une au profit d'une autre. J'ai jamais eu l'impression qu'un aspect de nous même était plus important qu'un autre. On est un tout extrêmement riche. Et c'est vrai que certains personnes font de cette variété un motif d'exclusion. On nous exclue pour tellement de motifs: trop petit, trop gros, trop con, trop intelligent, trop bronzé, trop "pas comme nous" quoi. Ca aussi ça fait partie de l'être humain. Si cette façon de voir poussée à l'extrême a mené aux pires horreurs, je crois qu'il faut tout de même se montrer indulgent avec l'être humain, qui n'est pas si mauvais qu'on veut bien le dire, et qui grandit de ses erreurs aussi je pense. C'est par le débat et l'échange d'idées qu'on construit un monde où petit à petit chacun prend la mesure de l'autre.
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Re: Nos origines : rien qu'un détail?

Unread post Post #3 by Hayastan » 26 May 2009, 12:56

Bon, j'ai lu toute ta réponse au calme chez moi (je t'aurai bien répondu sur place mais ça m'aurait pris trop de temps et je n'ai pas vraiment les moyens d'aller au cyber), je divise donc ma réponse en deux parties : quelques citations que je commente et un petit paragraphe pour résumer un peu tout ça...

*"les origines sont-elles un frein à la communication des personnes?" : non, c'est d'ailleurs pour cela que je les classe avec tous les autres "détails", je veux parler de la communication fondée sur l'intuition, celle du moi profond, celle qui ne s'exprime pas avec des mots, et qui est -de mon point de vue- le seul véritable lien à Autrui.
*"le seul fait d'avoir des origines qui ne viennent pas toutes d'un point du monde, va nourrir ma curiosité" : je l'ai dit par "cela me permet d'approfondir ma culture générale", mais c'est tout car cela n'aide pas vraiment à la connaissance concrète, seulement aux connaissances générales donc superficielles.
*"le monde est détails" : mais pas l'Homme dans son essence, nous sommes tous pareils en quelque sorte : de la matière, de l'esprit. Si l'on fait abstraction des détails, alors on considère Autrui comme égal à soi-même, car si on tient compte ne serait-ce que d'un détail qui nous différencie alors on crée une rupture entre l'autre et soi-même. Et ce n'est pas le but dans une connaissance approfondie de la personne qu'on a en face...
*"on s'habille, se coiffe, prend soin de son corps (maquillage, piercings etc) en accord avec sa personnalité" : mais parfois, cela peut arriver que l'on soit influencé par la foule, cela se produit même souvent, d'adopter telle apparence ou de suivre telle mode, n'est-ce pas pour ne pas rester à l'écart et n'est-ce pas donc un manque de personnalité?
*"affirmer d'une personne rien qu'en la voyant "elle est originaire de..." c'est fortement présomptueux" : je n'ai jamais dit ça, simplement que c'était lorsque l'on connaissait lesdites origines. Bien entendu, quand on ignore d'où est issu Autrui, on ne peut pas le savoir autrement qu'en lui posant la question. Et c'est de là que la personne va se sentir jugée, supposant que l'on va la classer dans telle ou telle catégorie de personne, même si ce n'est pas le cas, d'où le désintérêt de la question.
*"et en allant encore plus au fond des choses, sa propre personne" : il faut justement y parvenir directement, sans se préoccuper des détails.
*"est-ce que la solution c'est de mettre de côté tous facteurs ethniques culturels et religieux?" : évidemment! au moins, on ne se pose même plus de savoir quelles sont ses origines, mais ce qu'il Est vraiment.
*"Une culture c'est extrêmement important pour un peuple" : bien sûr que c'est important, mais pour l'individu en tant qu'ego, la culture fait partie de son Moi mais elle ne doit en aucun cas interférer sur sa relation à Autrui. De plus, elle peut influencer la personnalité de la personne que l'on a en face...
*"chaque personne aura une sorte de profil de pensée du à son éducation" : pas forcément, certains choisiront une voie totalement différente de celle de leurs géniteurs, nonobstant les efforts considérables de ces derniers pour maintenir leur descendance dans leurs traditions et leurs usages.
*"notre esprit incorpore cet aspect culturel" : c'est vrai, et c'est justement la raison pour laquelle il est ardu de s'en détacher, mais il est nécessaire dans ce cas-là de projeter sa volonté et de ne pas faire preuve de mauvaise foi, si on veut on peut s'extirper de ce que la société a souhaité faire de nous, par nos propres valeurs et les principes que l'on se donnera soi-même.
*"mais pour lui mélanger ainsi les cultures ça rendait le monde uniforme" : il faisait sans doute allusion à la globalisation ; pour ma part les hommes sont là pour vivre entre eux, il ne faut donc aucune barrière culturelle, après chacun va avec qui il le souhaite, mais là il s'agit d'un choix que l'on fait en tant qu'individu.

Je ne comprends pas pourquoi tu me fais un discours de sophiste en m'énumérant toutes les origines différentes qu'il puisse exister ou en me donnant pléthore d'exemples : c'est du bavardage et je n'ai pas vu tout l'intérêt de l'énoncer. Tu peux ne pas être d'accord avec moi, certes ; j'ai laissé ce post pour que chacun puisse y débattre et que de là en partent des réflexions personnelles ; c'est toujours intéressant de délibérer sur ce genre de sujets. Après, pour résumer (car je doute que tu aies tout compris...), je dis clairement que nos origines ne nous servent que dans nos relations individuelles, pas envers autrui, car cela crée une différence. D'une part, cette différence pourra nous servir dans nos connaissances générales et créer des liens, certes. D'autre part nonobstant cela ne nous avancera pas davantage à connaître Autrui dans ce qu'il Est vraiment, ça ne fera pas progresser le dialogue intérieur, celui de notre Moi Profond : ce dernier ne nécessite point de mots car de telles relations sont tout uniment indicibles. Après, c'est bien qu'il y en ait encore qui donnent leur avis sur ce que je rédige en tant que philosophe pessimiste : et pourtant, les maints exemples personnels que tu as donnés à ton sujet ne m'aident pas davantage pour te connaître ; en revanche, je peux en déduire que tu t'es hâté de rédiger tout ça et que les idées te sont venues relativement vite, n'est-ce pas?
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Re: Nos origines : rien qu'un détail?

Unread post Post #4 by Elwë-nii » 27 May 2009, 02:26

Bah j'ai pas eu 4h dans une salle de classe pour y réfléchir, si c'est ce que tu veux dire ^^
J'ai essayé de structurer mon propos et d'être le plus précis. Mais c'est vrai parfois j'ai tendance a faire dans la forme plus compliqué que dans le fond.
Du coup la je serai bien plus synthétique. D'une part parcequ'il est l'heure d'aller dodo, d'autre part parcequ'alligner les essais sera pas plus constructif que ça.

Fondamentalement il des points communs dans nos discours. Je crois surtout que c'est une question de point de vue (comme beaucoup de choses) Pour résumer, tu base l'esprit, la matière pensante, au dela d'un simple individu. Le Moi profond est différent pour toi que la somme de tout ce qui compose l'esprit d'un individu, et pour communier entre nous, l'idéal serai de supprimer le superficiel, ne garder que ce Moi, et d'avoir un "dialogue interieur" C'est bien ca? Tu m'arrete si j'ai pas tout pigé.

Là ou je diverge, c'est sur l'importance du superficiel. Toi, tu prend le therme au sens ethymologique, "ce qu'il y a autour" et tu te concentre sur l'essentiel de la personne. Moi je préfère prendre tout, l'essentiel, le superficiel, même les détails qui semblent insignifiants. C'est une question de choix. Je dis pas c'est mieux ou c'est moins bien. C'est vrai qu'il y a dans chacun des éléments qui nous déplaisent. Et c'est vrai que les hommes, ces gros cons, vont parfois rejeter une personne pour le superficiel, non pour l'essentiel, sans même chercher plus loin. Que dire? "il faut que tous les hommes..." C'est pas possible de penser comme ça vouloir changer les hommes. Je préfère mon mode de pensée très très égoïste qui se concentre sur la façon dont je vois le monde. Et je pense que finalement c'est pareil pour beaucoup de gens. J'aime partager des points de vue, et l'espace d'un instant j'ai réfléchi en me mettant à ta place, en analysant ce que tu disais, et en voyant le monde à travers ton point de vue. N'empêche je reviens sur le mien. J'apprécie certaines des choses comme elles sont. D'autres non. Mais là je m'égare. Dodo time dans ce cas
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Re: Nos origines : rien qu'un détail?

Unread post Post #5 by Hayastan » 27 May 2009, 13:41

C'est ça, tu as compris (euh... pour les 4h dans une salle de cours, non, c'est juste à cause des nombreuses fautes de frappe que j'ai aperçu, ça m'arrive aussi, NB je ne consacre jamais les 4h à une disserte de philo lol)
"changer les hommes" : qui te dit que je souhaite les changer?? Je ne pense pas que l'homme puisse vraiment changer, je ne suis pas humaniste^^ Et je ne vois pas en quoi tu parles de "mode de pensée très très égoïste" puisque tu dis que tu souhaites en savoir plus sur les gens, ce n'est pas du tout de l'égoïsme, bien au contraire!
Bref ça m'a quand même fait plaisir qu'il y ait eu au moins une personne pour en discuter, ça me manque de parler philo en dehors du cours (et avec pour seule référence un pavé de 3cm)
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